Top 1000 : les meilleurs joueurs du championnat de France, Delio Onnis (1er) – 16/11/2022 à 06:00

Top 1000 : Les meilleurs joueurs du championnat de France Delio Onis (1er)

Top 1000 : Les meilleurs joueurs du championnat de France Delio Onis (1er)

Il est numéro 1 de notre classement des 1000 plus grands joueurs du championnat français. A Reims, Monaco, Tours puis Toulon, Delio Onnis jouera successivement milieu de terrain, titre et service, se promenant partout avec son museau et ses têtes de renard. Meilleur buteur de l’histoire de l’élite française, lui qui a marqué dans plus de 35 stades, face à plus de 70 gardiens différents, haut et bas, l’étrange va mêler l’extraordinaire, l’égoïsme et “l’altruisme”. Aujourd’hui encore, il reste l’avatar le plus glorieux d’une certaine idée du football français, où le merveilleux n’est jamais plus beau que lorsqu’il émerge de l’ordinaire.

Délio Onis

Reims (1971-1973), Monaco (1973-1980), Tours (1980-1983), Toulon (1983-1986)

D’abord, l’étrangeté. Le meilleur buteur de l’histoire du championnat de France n’a marqué qu’un seul et unique but en coupe des clubs du championnat. Comme si son déclencheur le plus notable incarnait l’intelligence de l’élite hexagonale condamnée à la médiocrité dans l’arène continentale. Deux ans après la finale de C1, perdue par Saint-Etienne face au Bayern Munich, la fièvre verte s’est apaisée, laissant la France footballistique à sa routine. En 1978, la Division 1 a opéré sa magie hebdomadaire habituelle. Un ballet de joueurs bien réglés, souvent moustachus, souvent poilus, mais rarement trop grands ou trop carrés, à une époque où le football professionnel ne poussait pas encore à l’optimisation et à l’uniformisation des corps et des silhouettes. Delio Onnis n’est pas particulièrement aéré. Ni rapide. Même pas un bon dribbleur. Nous ne le verrons pas marquer beaucoup de buts hors de la surface de réparation après avoir joué pour Monaco. À première vue, Delio Onnis est un attaquant ordinaire dans une ligue ordinaire. A l’issue des exercices 1977-1978, les statistiques de l’Italo-argentin étaient contraires au bon sens. Avec 29 interceptions en 35 matchs, il était l’architecte en chef d’une équipe qui a remporté son premier titre depuis 1963. Oui, il est Delio Onnis. Ce type est si normal, si bien élevé, mais capable de déséquilibrer l’équation extrêmement cartésienne du jeu. Inventer l’unicité. Tapez du pied sur ce son délicieux de toiles frémissantes et de sympathisants hurlant ensemble.

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