L’appartement de Mme du Barry restauré, la quintessence de l’art de vivre au XVIIIe siècle

Elle n’y resta que quatre ans. Installée en 1770 dans un appartement de 350 m2 situé au-dessus de la suite royale de son amant au château de Versailles et communiquée directement par un escalier privé, la comtesse du Barry en fut expulsée en 1774, après sa mort. Louis XVI ne laisserait certainement pas le dernier favori de son grand-père continuer à y vivre. Mais cela n’a pas empêché les lieux aménagés par l’architecte Ange-Jacques Gabriel de rester à jamais associés au nom de celle qui a illuminé la fin de l’existence de Louis XV, puis veuve de la reine Marie Leszczynska et qui a également perdu sa bien-aimée Marquise de Pompadour. Le monarque de 60 ans était fou de cette ancienne prostituée de luxe, née Jeanne Bécu, de 33 ans sa cadette. Au point même qu’il approuve la décoration blanc et or des pièces principales de cet hébergement. Ce qui, soit dit en passant, était un privilège princier.

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Même si ces 14 salles ont traversé les siècles – et même la Révolution française – sans modifications majeures et qu’une première restauration a été effectuée entre 1943 et 1947 pour leur redonner leur aspect de 1774, une rénovation s’imposait. « Ce nouveau renouvellement respectera la campagne précédente. L’essentiel des travaux consistera en une restauration à l’identique, seules quelques incohérences signalées dans l’état de 1774 seront corrigées. De plus, certaines œuvres traitées sur place dans les années 1940 nécessiteront une restauration plus poussée en atelier », précise Château en mars 2021 au début du chantier.

Meublé comme au temps de La du Barry

Ce 22 octobre 2022, quatre jours après l’inauguration de la grande exposition “Louis XV. Les Passions d’un Roi”, les portes de l’appartement de Madame du Barry ont été rouvertes au public – dans le cadre de visites guidées – après cette restauration de 18 mois. Sous le patronage d’Ax, menuisiers, orfèvres, marbriers, plâtriers, serruriers ont été en cause… alors que tout l’éclairage était occulté et les filets de sécurité ainsi que les travaux d’isolation. Redécorés dans l’esprit des meubles et objets d’art que la dernière maîtresse de Louis XV décida d’y placer, les lieux baignent dans une atmosphère d’intimité et délicatesse ont désormais vocation à témoigner de l’essence de l’art de vivre au XVIIIe siècle.

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