l’affaire Gabart, le « schisme » qui déchire le monde de la voile

Le capitaine français François Gabart, le 2 novembre 2022, Saint-Malo (Île-et-Villenes).

C’est un climat tendu sans lequel les organisateurs de la Route du rhum, avec 138 bateaux à la voile, se passeraient volontiers. Mercredi 9 novembre, en Guadeloupe, depuis la commune de course de Saint Malo (Ille-et-Vilaine). La classe Ultime, dont les principaux sponsors sont Sodebault (Thomas Coville), Gitana (Charles Caudrelier), Banque Populaire (Armel Le Cléac), Actual (Yves Le Blevec), reproche à François Gabart, le capitaine de l’écurie, mois. SVR-Lazartiguepour ne pas respecter la conformité architecturale de la catégorie.

La classe Ultime est basée sur la règle 3.11 de la RSO (Special Offshore Regulations) qui stipule : ” poulies [qui servent à border les voiles] doit être placé de manière à ce que l’opérateur ne soit pas sous le pont”.

La justice est usurpée. En juillet, une décision est prise à Paris, axée sur la forme plutôt que sur le fond, permettant à M. Gabart d’emprunter la Route du rhum en déviation ; . Depuis, le froid polaire s’abat sur ce club fermé et prestigieux des pilotes d’hydravions, singularité et fierté de quelques riches armateurs français.

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Qu’il suffise de dire qu’un tel conflit est un repoussoir puissant pour les nouveaux investisseurs. Jamais dans l’histoire récente de la course au large l’animosité n’a été aussi forte. Charles Caudrellier, Armel Le Cleac et Thomas Coville deviennent ainsi au mieux des sans-abri et au pire des “coquins”, comme l’explique un observateur. Et vivre très mal. On a rarement vu Charles Caudrelieu aussi sérieux. “Je comprends que c’est une histoire inexplicable pour la plupart des gens, mais il y a une règle. Nous souffrons du manque de courage des arbitres. Aujourd’hui c’est [François Gabart] a une plateforme plus mature…”

Le capitaine du trimaran Maxi-Edmond-de-Rothschild Toujours une bonne figure, mais avec elle démontée de l’intérieur “diviser”, comme certains l’appellent. Il évoque son rival d’autrefois, preuve que les liens sont rompus. “J’ai été calomnié par la partie adverse, et c’est difficile à accepter.”il assure.

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“Il faut s’asseoir à table”

Jusqu’où sont allées les harmonies chaleureuses qui dominaient le début de la classe Ultime. Yves Le Blevec, skipper du trimaran Réel, l’ancien bateau de François Gabart, est un marin qui parle d’or. Ni conciliant ni dédaigneux, il aurait souhaité une trêve avant que ces extrêmes ne soient atteints ; “Je suis content que Gabart commence. Pas de manichéisme, l’important est de respecter toutes les règles, mais il y a cette notion de lumière orange en chacun de nous. [de jouer avec les limites de la règle]. François n’a aucune chance de se défendre. »

Ceci est clairement démenti par la partie adverse. “Nous devrions nous asseoir à table, mais il n’y a personne.”, déplore Yves Le Blevec. A tel point que certains parlent déjà du fiasco de la classe Ultimate qui n’a pas pu s’en remettre. François Gabart, lui, ne parle presque plus. « Ce bateau est fait pour cette course. Nous n’avons pas les cartes pour le reste.”il évite.

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Le litige jette une lumière crue sur la gestion de nombreux armateurs amateurs en proie à des conflits d’intérêts. Francis Joyon a déclaré qu’il n’aurait pas pris le départ de la course si Gabart n’avait pas été présent. Il a appelé à une réforme immédiate du système de gouvernement qui régit la classe ultime. On verra dans quelques jours sur le podium si “Capitaines volants” encore capable de serrer la main.

Fait indéniable. le respect mutuel qui unit le sport a touché le fond. Aussi, n’imaginez pas que les règles de solidarité maritime ne s’appliquent pas en cas de naufrage.

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