la France doit mieux lutter contre ce commerce illégal

Pangolins, éléphants, requins, tigres, singes, tortues, oiseaux exotiques… De nombreux animaux sauvages sont menacés d’extinction car ils sont capturés ou tués illégalement pour leur viande, leur ivoire, leurs écailles, leurs ailerons ou même comme “animaux de compagnie”. leur pays d’origine.

Alors que s’ouvre ce lundi la 19e Conférence des Parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES COP19), le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) appelle à renforcer les moyens de lutte contre les trafic d’espèces sauvages.

Comme le trafic d’armes ou de drogue, le trafic d’espèces sauvages est en effet “l’une des activités criminelles transnationales les plus lucratives au monde, générant jusqu’à 23 milliards d’euros par an”, selon un communiqué de presse de l’UICN France. Fin 2020, Interpol a même déclaré être au courant de ce crime chaque année croissance entre 5 et 7 %.

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Aménager les peines pour trafic de drogue

Aux yeux de l’UICN, la France a “une responsabilité forte dans la lutte contre ce crime environnemental”. Pour une bonne raison. le pays avec ses territoires d’outre-mer accueille environ 2 000 espèces sauvages menacées à l’échelle mondiale. “Mais c’est aussi l’un des principaux importateurs de produits de la faune pour le marché européen et l’un des principaux points de sortie pour les (ré)exportations vers les pays extérieurs à l’Union européenne”, note le rapport de l’UICN..

Le comité français de l’organisation liste ainsi 25 recommandations qui permettront de mieux lutter contre le trafic d’animaux sauvages, vivants ou morts. Il demande dans un premier temps des peines aggravées pour les coupables de ce trafic, « en s’adapter à l’intention en termes de trafic droguessoit 10 ans de prisonune amende d’un montant de 7 millions 500 milliers d’euros”. D’une manière générale, la commission souhaite que les magistrats français soient davantage sensibilisés à ce problème et imposent des sanctions plus sévères.

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Un meilleur contrôle à l’aéroport de Roissy

L’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle étant l’un des principaux points d’entrée en Europe des espèces sauvages abattues ou capturées illégalement en Afrique ou en Asie, l’UICN demande un renforcement des effectifs douaniers chargés des contrôles. Ainsi que la normalisation du poids des bagages à 23 kilogrammes pour faciliter le contrôle. “Seuls 20 douaniers desservent 24 000 passagers par jour, estimant la saisie d’environ 10% des marchandises illégales”, indique le rapport.

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Chaque jour, des centaines de kilogrammes d’animaux sauvages sont saisis à l’arrivée sur les vols internationaux (pangolins, primates, chauves-souris, antilopes, poissons, agoutis, insectes, etc.) ; en 2021, dont plus de 10 tonnes de viande de brousse.

Maud Lelievre, Présidente du Comité français de l’UICN

L’UICN estime également que les établissements hébergeant des animaux confisqués devraient également bénéficier d’un meilleur soutien financier.

Si ce trafic contribue à l’extinction de certaines espèces menacées, l’UICN rappelle que la menace l’est aussi pour la santé, à travers l’éventuelle introduction de ces maladies transmises par les animaux et transmises à l’homme par les animaux. Ainsi, dans son rapport, le comité français pointe la nécessité de campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux et sur les lieux de départ.

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