Fabrice Fries est reconduit à la tête de l’Agence France-Presse

Fabrice Fries, président de l'Agence France-Presse, à Saint-Pétersbourg, le 6 juin 2019.

Formalité, ou presque. Fabrice Fries, président de l’Agence France-Presse (AFP) depuis avril 2018, a été reconduit pour un second mandat de cinq ans par un vote du conseil d’administration réuni jeudi après-midi 10 novembre.

Dans une lettre interne à en-tête “Arrête sinon”, envoyé il y a un mois Le patron avait fait part aux salariés de sa volonté de poursuivre son travail à la tête de l’organisation avec des missions d’intérêts communs financées par un tiers de l’Etat. Le leader a recueilli quatorze voix (treize étaient nécessaires), quatre abstentions et aucune voix contre. Si le vote était négatif, il serait annoncé aux candidats. Son nouveau mandat débutera à l’expiration du mandat précédent, le 15 avril 2023.

Les dirigeants seront sans doute sensibles à la consolidation de la situation financière de l’entreprise aux 2.400 salariés (dont 1.700 journalistes), qui atteindra un chiffre d’affaires de 320 millions d’euros en 2022 (207 millions de recettes commerciales, 113 millions de soutien de l’Etat). Nommé en 2018 après le retrait de la candidature d’Emmanuel Hugue, son prédécesseur, Fabrice Fries, 62 ans, peut en effet se targuer d’avoir délivré l’AFP. « en bonne voie pour retrouver croissance, rentabilité et attractivité ».

“Il n’y aura pas de nouveau plan de départ”

“C’est l’histoire d’un redressement financier très rapide” il déclare à: monde A son arrivée, cette structure passée par la Cour des comptes, le groupe Vivendi, Atos ou encore Publicis Consultants (qu’il présidait) avait trouvé des comptes dans le rouge (pertes de 20 millions d’euros entre 2014 et 2018). Cette année-là, la Cour des comptes a estimé que la direction de l’entreprise s’était rendue coupable de dépenses excessives et d’un développement commercial insuffisant. Deux défauts que M. Fries s’est efforcé d’effacer. dans le bilan qu’elle a fourni à son conseil d’administration et que ; Le monde a pu consulter, le gestionnaire est satisfait “contenu” l’augmentation des coûts (par un plan de départ de quatre-vingt-dix personnes et une rationalisation du parc immobilier qui a permis d’économiser 3 millions d’euros) et “a élargi le portefeuille de produits” en élaborant une proposition vidéo et une enquête numérique. Cependant, le plus dur reste à venir. cette fois, prévient le directeur général. “Nous allons faire de la dentelle” restent rentables.

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Le déclenchement de la guerre en Ukraine a vraiment compliqué l’équation déjà compliquée. D’une part, le chiffre d’affaires des médias (130 millions d’euros) est en baisse depuis trois ans. d’autre part, “Frais de personnel” (soit les trois quarts des charges de fonctionnement) est automatiquement majoré de 3 millions d’euros par an. Dès le début de l’année, il a également fallu lutter contre la hausse des prix des vecteurs énergétiques, l’appréciation du dollar face à l’euro, tout en faisant face à l’affaiblissement économique des éditeurs de presse (du fait de la hausse des le prix du papier) ou. même les menaces qui dépendent des activités de vérification des faits rémunérées de Meta. “Alors que l’AFP connaîtra une forte croissance des revenus en 2021 (+4,2%) et 2022 (+5,1% prévu), il est probable qu’il y ait plus de hausse à l’avenir.”Il écrit aux administrateurs, dont beaucoup de questions portent sur le risque de dépendance à Gaffam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), qui traversent actuellement des moments difficiles.

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