et si l’entreprise en possédait une, elle aussi ?, Management

Et si l’entreprise, comme un avocat, avait une structure mentale comme vous et moi ? Le concept est dérangeant et malgré vos objections et vos doutes, osez envisager un instant cette possibilité. Comme l’a dit Einstein, “Éloignez-vous des gens négatifs, ils ont un problème avec chaque solution.”

S’il était présent, la structure de l’esprit peut être identifiée par des symptômes fréquents, durant un certain temps. Ce qui dure vraiment est plus le reflet d’une structure stable qu’une action à court terme des dirigeants pendant leur mandat. Cela peut être : un nom, un logo, une idéologie, un objectif, une culture, un ADN, parfois un produit, une stratégie ou une organisation.

La structure mentale héritée des fondateurs (co-fondateurs).

Si l’entreprise avait une structure intellectuelle, elle devrait logiquement :
► Rencontrez les fondateurs qui l’ont adopté
► Être à l’origine du talent de l’entreprise, de son succès, de ses valeurs.
► Accroître l’efficience et l’efficacité en servant de critère de médiation, assurer la cohérence des décisions et éviter les conflits.
► Ouvrir de nouvelles voies de scoring, d’innovation, d’analyse stratégique ou de relations avec les collaborateurs et les clients.
► Créer une personnalité unique visible, par exemple, dans l’expérience numérique ou l’essence de la RSE.
► Construire sa “bonne santé mentale” et celle de ses partenaires, plus que sa santé financière.

Une structure mentale, aujourd’hui inconnue, tirerait donc un fil conducteur de l’entreprise et de ses comportements les plus intimes. Le comprendre apporterait un soutien et une sécurité, un “must have” pour les managers et les employés. Le gourou de la gestion Peter Drucker en était convaincu lorsqu’il a déclaré que “l’état d’esprit rend la stratégie plus rapide”.

Publicis ou IBM revendiquent “L’Espace”

L’étude de plusieurs centaines de cas permet de proposer six structures mentales communes à toutes les personnes physiques ou morales. Le travail de formalisation et de synthèse s’est construit sur la contribution de cinq penseurs : Carl Jung, Georges Dumézil, Simon Sinek, Albert Einstein et Edgar Morin.

Ces six constructions mentales, que l’on peut baptiser “l’Equation Personnelle”, sont universelles et intemporelles. Ils créent un système de mélange complet inspiré de la nature. Depuis l’Antiquité, les gens du monde entier ont été inspirés par l’espace, le mouvement, la puissance, la valeur, le nombre et le temps – bien avant de commencer à créer des entreprises ! L’inspiration est partout : le soleil, l’eau qui coule, un cheval au galop, des pépites d’or, la vie d’une ruche ou d’une montagne immobile.

Trois exemples simples :
► Espace. L’esprit, la lumière, la distance, la taille, le soleil, la terre, l’emplacement, la stratégie, la vision… peuvent être liés à l’Espace. Publicis et IBM réclament.
► Non. Proportion, rapport, masse, quantité, rendement, abeille, abondance, beaucoup de couleurs… évoque les Maths. Il est invisible pour Apple et Google.
► Durée. Il n’y a pas que Proust qui est le maître du Temps : on pense à la Chine éternelle mais aussi à Nivea fière de ses cent ans…

Travailler “avec” et non “pour” l’entreprise

Les entreprises les plus performantes ont une structure intellectuelle lisible, même proche de l’ancien type, comme Amazon, Chanel, Facebook ou L’Oréal. Et ils agissent en harmonie avec cette structure mentale. Alors Tesla, qui inclut le mouvement et la pause le status quo le marché automobile figé entre acteurs historiques, évoque sa “concurrence secrète” ; Coca-cola (Space) rassemble les gens – et avec quel succès ! – grâce aux initiales sur la bouteille, sa boisson devient un moyen de briser la solitude existante. Quant au « Just do it » de Nike, il exprime clairement le dilemme fondamental des gens : « mettez-vous en mouvement au lieu d’hésiter et de réfléchir ».

L’utilisation de cette “Equation Privée” permet de résoudre des problèmes “à un autre niveau”, comme disait Einstein. Les applications opérationnelles sont réelles et multiples. Les défenseurs des droits de l’Homme sont en première ligne pour s’en inspirer, qui doivent favoriser le travail « avec » l’entreprise et non « pour » l’entreprise, pour répondre aux attentes des jeunes générations. Changer le regard sur une entreprise, c’est déjà changer l’entreprise !

L’AUTEUR
Charles Madeline est PDG et fondateur du cabinet de conseil en stratégie et management Zeodine.

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Lire Aussi :  le challenge du passage à l’échelle

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