“En France, on ne fait pas assez mais on fait surtout mal”, dénonce une association

“Les passeurs sont des gens ignobles, nous sommes d’accord, mais attaquer les passeurs n’est pas le but.”explique Claire Millot, secrétaire générale de l’association, dimanche 13 novembre à franceinfo Bonjour situé à Calais et qui vient en aide aux migrants. Il réagissait aux derniers chiffres de la préfecture maritime. Au moins 142 migrants ont été secourus au large de Calais dans des embarcations de fortune au cours des dernières 24 heures.

“L’objectif est que les passeurs ne seront plus nécessaires.” dit le représentant de l’association. Il l’explique “C’est le fait que la frontière soit fermée qui donne naissance aux passeurs, parce qu’on n’a pas le droit de traverser, il faut se tourner vers eux.” Pour Claire Milot, les solutions sont ailleurs. Selon lui, il faut “Soit les migrants ont un moyen légal de se rendre en Angleterre, soit ils n’ont plus besoin ou ne veulent plus se rendre en Angleterre.” Et pour cela la France devrait pouvoir les accueillir selon lui.

“Quand on a des centaines ou des milliers de personnes à Calais, si on les accueille en France, en leur donnant la possibilité de travailler très vite, ces gens vont s’intégrer. C’est tout ce qu’ils demandent.”

Claire Millot, secrétaire générale de Salam

chez franceinfo

Ce n’est pas une question d’accueil pour le secrétaire général de l’association “Le pays entier”. Appuyant les chiffres, il note que“Actuellement, il y a 2 personnes pour 1000 demandeurs d’asile en France. Ce n’est rien du tout. Au Liban, c’est un sur trois.”

“On n’en fait pas assez, mais surtout on fait mal”analyse-t-il avant de poursuivre. “Actuellement, nous essayons de nous débarrasser de leur présence. dit Claire Milot Ils vivent dans des conditions épouvantables qui ne peuvent que leur donner envie de déménager en Angleterre.”En Angleterre, ils acceptent il note ils parviennent à trouver un travail au noir, un appartement et à vivre une vie dont ils n’ont jamais rêvé, mais ils parviennent à vivre de manière normale.

Quant à l’aide et l’assistance aux migrants, Claire Milot confirme que seul le strict minimum est fait. “Ils sont quand même contents que les autorités les sortent de l’eau, ils ne leur permettent pas de se noyer, mais ils ne les sauvent ni ne les soignent, ils ne leur donnent pas de vêtements secs.” Il explique qu’il est dans le besoin et qu’il n’a aucun moyen de les aider. “On voit qu’ils viennent mouillés, pieds nus… Ce n’est pas normal.” Il est contrarié. “Nous donnons ce que nous avons pour les vêtements secs, mais nous n’avons pas grand-chose, car notre rôle principal le matin est d’apporter le petit déjeuner, le thé ou le café.”



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