Des biodéchets récupérés pour faire du maquillage ou du shampoing

Chez Yfixia, à Montpellier (Hérault), nous imaginons les produits cosmétiques de demain. Le travail incroyable de cette entreprise créée il y a quelques mois attise même la curiosité des mastodontes du secteur. La startup recycle les déchets agricoles ou alimentaires, pour en extraire de précieuses molécules, qui pourront bientôt être utilisées pour fabriquer des huiles pour le visage, des shampoings ou des cosmétiques.

L’objectif de Yifixia est que ces matériaux écologiques “remplacent, à terme, les ingrédients issus de la pétrochimie, encore largement utilisés dans la fabrication de produits cosmétiques, explique Nicolas Gaboriaud-Kolar, le fondateur de l’entreprise. Certains, plus que ça , entraîne des problèmes de santé, pour certains utilisateurs, des perturbations endocriniennes, des allergies, etc. Parmi les déchets, qui finissent généralement à la poubelle, retrouvés par l’équipe Yifixia, il peut y avoir, notamment des écorces d’orange, dont les fabricants de jus de fruits n’utilisent pas , ou des branches de pommiers laissées par les agriculteurs lors de la taille.

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“Technologies minières vertes”

A partir de ces salissures ou épluchures naturelles, l’entreprise peut produire différentes molécules, grâce à la “technologie d’extraction verte”. “Nous utilisons de l’eau et de l’alcool, principalement”, précise Nicolas Gaboriaud-Kolar. Yifixia pousse sa mission écologique jusqu’au recyclage total des déchets organiques, là où d’autres producteurs jetteront tout, ou presque, à la poubelle, lorsqu’ils auront fini de récupérer ce dont ils ont besoin. “Nous pouvons rendre les produits végétaux que nous avons laissés derrière, par exemple l’agriculture qui nous a vendu, afin qu’ils puissent être utilisés pour se propager”, poursuit l’entrepreneur. Pour qu’il puisse fertiliser son sol, avec ses propres déchets. »

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Yfixia ne fabriquera pas directement de crèmes ou de maquillage. L’objectif de cette entreprise florissante, hébergée dans deux incubateurs à Montpellier (Bic et Agro Valo Méditerranée), est de fournir, dès 2023 ou 2024, une liste d’ingrédients verts (conservateurs, gélifiants, etc.), aux industriels de la cosmétique. Et c’est la mode. “Toutes les études dans ce secteur montrent une réelle volonté des consommateurs d’avoir des produits plus sains”, poursuit l’entrepreneur. On regarde de plus en plus attentivement la composition des produits cosmétiques. »

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