De Bruce Springsteen à Taylor Swift, « les prix des concerts s’envolent, au risque d’accentuer une fracture entre les publics »

AVECseriez-vous prêt à débourser officiellement plusieurs milliers de dollars pour assister à un concert de votre chanteur préféré ? En juillet, lorsque les billets de Bruce Springsteen ont été mis en vente pour sa prochaine tournée américaine, de nombreux fans ont d’abord pensé qu’il s’agissait d’une mauvaise blague. Ou un bug sur les serveurs de Ticketmaster, le principal fournisseur de billets de concert dans le monde. A l’ouverture de la billetterie, certaines places étaient cotées à… 5 500 $ (5 280 €), un prix généralement réservé à la revente ou au marché noir.

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Mais il a dû se décider rapidement : ces billets hors de prix n’étaient pas suspects. Selon les lois tarifaires “dynamiques” bien nommées, Ticketmaster, en parfait accord avec le producteur du spectacle, augmente les prix des places individuelles en fonction de la demande. Plus il est élevé, plus les prix augmentent. Résultat, pour une tournée très attendue comme celle de Bruce Springsteen, les prix s’affolent et atteignent des records.

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Ce système a longtemps été appliqué aux sièges vendus par les compagnies aériennes ou ferroviaires, comme la SNCF. Il permet à ces compagnies de moduler les prix en fonction de l’affluence et donc, en théorie, de mieux assurer le remplissage de leurs trains ou avions. Dans le sport aussi, les grands clubs organisent eux-mêmes la revente des billets, et là aussi, plus les matchs sont prestigieux, plus il faut puiser dans son portefeuille.

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Mais l’arrivée de celui-ci tarification dynamique dans le monde du spectacle, et notamment grâce à la tournée d’artistes comme Bruce Springsteen, réputé pour être « proche des gens » et qui pratique normalement des prix – relativement – ​​modérés pour ses concerts, a fait grand bruit outre-Atlantique. Trahison de ses fans, système scandaleux, cupidité… “Boss” et son entourage bourdonnaient dans les oreilles et non à cause des larsens des guitares.

Gangrène du marché noir

Il y a quelques jours, Springsteen est revenu sur la polémique dans une grande interview d’un magazine Pierre roulante. Il assume cette inflation. “Depuis quarante-neuf ans, nous jouons en dessous des prix du marché. Je l’ai aimé. C’était bien pour les fans. Aujourd’hui j’ai 73 ans. Je veux faire ce que tout le monde fait. Cela s’est passé. L’achat de billets a toujours été source de confusion, tant pour les spectateurs que pour les artistes. Plus important encore, la plupart de nos billets sont abordables. Et puis vous avez ces billets dont les prix vont monter, très haut. Quoi qu’il en soit, les sites de revente ou quelqu’un d’autre prendront cet argent. Donc, ce que je dis, c’est pourquoi cet argent n’irait-il pas à ceux qui transpirent sur scène pendant trois heures ? »

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