À Ploulec’h, Kervrangen livre ses secrets aux archéologues – Lannion



“Ce n’est pas forcément le chantier le plus visible visuellement”, précise Julie Cavanillas, archéologue à l’Inrap et responsable du chantier de Ploulec’h. Une parcelle de près de 2 ha, à Kervranguen, a été décapée sur 40 cm de profondeur. Elle était occupée, avant septembre, par un champ de maïs. Lorsque les archéologues démantèleront le campement, le projet d’aménagement de ce site pourra se poursuivre. Le lotissement “Terres blanches – Douar Gwenn”, porté par la commune de Ploulec’h, pourra sortir de terre. Il sera composé de 30 à 40 lots.

Une nouvelle parcelle sera construite sur ce terrain.
Une nouvelle parcelle sera construite sur ce terrain. (Vincent Pommier, Inrap)

Des archéologues sont venus il y a un an diagnostiquer cette parcelle. Ils ont creusé la terre en faisant des tranchées. Cette première étape intéressante a suscité des recherches archéologiques préventives qui ont commencé à la mi-septembre et se termineront le 16 décembre.

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Boîtier de forme ovale

Que révèle l’archéologie ? “Situé au sud de la vallée du Léguer, sur un plateau fertile, le site met en lumière de nombreux vestiges, qui révèlent une occupation de près de 2 000 ans, allant de l’âge du bronze au Haut Empire, le début de l’Antiquité”, soulignent les archéologues.

Sur la première partie du terrain, ils ont trouvé des traces “des vivants et des morts de l’âge du bronze (2200 à 800 avant JC). Entourée d’un fossé, l’enceinte ovale a livré des fragments de poterie de l’âge du bronze. Dans cet espace, la présence ancienne de plusieurs bâtiments a été découverte”. Aujourd’hui, il faut beaucoup d’imagination pour visualiser ce passé. Les constructions de cette époque, en terre et en bois, ont totalement disparu au fil des siècles. Il y a des traces laissées dans le sol par les fosses où étaient placés les piliers, qui étaient l’ossature de ces constructions.

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Des graines et un vase

C’est un passé creux composé de trous et de fossés que les archéologues font revivre. Dans la fosse, ils ont déterré des graines, un vase et trois poids cylindriques qui témoignent de l’activité de tissage.

Une fosse de l'âge du bronze, qui a livré trois cellules de mesure cylindriques, des fragments d'un récipient de stockage et des graines.
Une fosse de l’âge du bronze, qui a livré trois cellules de mesure cylindriques, des fragments d’un récipient de stockage et des graines. (François Briand, Inrap)

Le cercle funéraire d’un diamètre de 5 m est situé à l’extérieur de la clôture.

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Cercle funéraire de l'âge du bronze.
Cercle funéraire de l’âge du bronze. (Julie Cavanillas, Inrap)

Une autre ère est en train d’émerger de l’autre côté du terrain. Les archéologues notent « la présence d’un établissement agricole dont les limites ont varié entre le Second Age du Fer et le Haut Empire (450 avant J.-C. au IIIe siècle après J.-C.) ». Avec des photographies, des objets trouvés sur place et des plans détaillés du site, les archéologues continueront d’étudier les résultats de ce chantier. Il faudra attendre deux ans pour le rapport final. Le coût de ces fouilles est estimé à 375 000 €, dont 50 % financés par Ploulec’h et 50 % par l’État.



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